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jeudi 16 février 2012

Concert : Nada Surf au Krakatoa à Mérignac


Pour rien au monde je n’aurais manqué ce concert de Nada Surf. Je m'étais abstenu en 2005 pour une bonne raison je l'espère (je ne m'en souviens pas à l'heure actuelle). C’est si bon de retrouver ses idoles de jeunesse, ceux qui ont marqué une génération. "Popular" restera à jamais un hymne que j’écoutais au lycée en me déchainant depuis ma chambre d’adolescent (j'étais loin de m'imaginer à l'époque que j'allais les voir pour de vrai). Mais bon rassurez vous je ne suis pas resté bloqué sur ce titre presque connu de tout le monde (hein Julie ? Je te pardonne). Depuis une semaine on prépare la setlist avec mon ami l’accro au dvd, en rêvant d’entendre les morceaux qui nous excitent comme deux groupies du premier rang. Mais qu’en a-t-il été ? A-t-on eu tout ce que l’on voulait ?

Avant de donner des éléments de réponse il faut souligner que le public a répondu présent. Salle quasi comble, chose que je n’ai pas vécue depuis bien longtemps du moins à Bordeaux. La première partie n'a pas réussi à combler mon impatience d’entendre Nada Surf. Waters, gentille formation originaire de San Francisco, n’a pas franchement marqué mes esprits et ce n’est pas leur cirage de pompes sur la plus belle ville du monde (Mérignac plus belle ville ?) qui m'a fait changer d’avis. Rien de surprenant dans ce rock alternatif west coast dans lequel je ne suis pas rentré.

Après une pause bière, je suis surpris de voir monté sur scène un quintet. Je n’avais pas suivi les prestations live du groupe ces derniers temps et je suis heureux découvrir que Matthew a intégré deux joker de luxe : Martin Wenk (Calexico) et Doug Gillard (Guided By Voices). J’ai cru m’évanouir mais j’ai vite repris mes esprits au démarrage du concert avec le premier titre du dernier album "Clear Eye Clouded Minded". Un album qui est joué dans presque sa totalité. Le reste du set,qui a duré au total 1h45, est composé de tous les albums avec un avantage pour Let Go ce qui n’était pas pour me déplaire (meilleur album quand même !). C’est ainsi que j’ai pu entendre en live "The Way You Wear Your Head", "Hi-Speed Soul", "Killian's Red" et "Blonde On Blonde". On a pu aussi entendre "See These Bones", "Weightless", "80 Windows" et un magnifique solo de trompette et bien sûr l’inévitable "Always Love". Nous n’avons finalement pas été déçus de nos pronostics. Les américains ne nous ont pas fait mentir excepté un ou deux titres que j'aurais été ravi d'écouter. 
Et "Popular" alors ? Vous vous demandez s’ils l’ont joué ? Même pas la peine de poser la question, l’inévitable tube se trouvait dans la setlist, dans le second rappel pour être plus précis. Et même si ce n’est probablement pas la meilleure version qu’ils aient faite (à leur décharge, trois d’entre eux étaient enrhumés et je crois d’ailleurs que Matthew m’a refilé ses microbes à la sortie !! Ça se revend ça auprès des fans ?), ce morceau est incroyable. Je pense qu'il faut avoir vécu ce moment une fois dans sa vie lorsque l'on est fan de rock indépendant.

Nada Surf a déployé une énergie incroyable tout au long de ce concert pour nous donner le meilleur d’eux mêmes, en restant des musiciens simples et humbles qui communiquent sincèrement avec son public (dans un français parfait). Mention spécial pour Ira, batteur de génie complètement fou et j’aime ça ! Voilà un concert que je ne suis pas prêt d'oublier.


Matthew Caws et un trentenaire dégarni




mardi 18 octobre 2011

Concert : Cascadeur au Krakatoa à Mérignac

C’était jeudi dernier dans la salle du Krakatoa, j’ai assisté au concert de Cascadeur. Un véritable aboutissement. Après avoir été séduit par son premier disque signé, j’ai l’impression d’être totalement rentré dans sa musique. J’avais lu et entendu parler de ses prestations live, je n’ai pas été déçu, j’ai assisté à ce que j’espérais.
Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, je souhaiterais vous parler de la première partie car sur le papier l’ensemble de la soirée était immanquable. C’était Botibol qui était invité à ouvrir. Un plaisir de retrouver le local que j’avais pu écouter quelques semaines auparavant pour sa fin de résidence. Je reste séduit par l’ensemble, ses compositions sont fines et abouties comme le dernier morceau de son set qui me fait penser à du Sufjan Stevens. Le titre "We Are Foxes" est un véritable hymne sur lequel on a envie de chanter en cœur et sa phrase « Sur le goudron brûlant, nous courons vers la mer » une invitation à aller à la plage dès les premiers rayons de soleil. Plus elle avance, plus cette formation prend de l’assurance. On sent une vraie complicité et je pense que ce trio va aller loin.


Le temps de faire une pause et de refaire le monde musical avec les habitués que j’aime à retrouver et c’est au tour de Cascadeur de faire son entrée sur scène. Une très belle entrée durant laquelle on peut admirer l’ombre du casque sur un fond blanc. Une mise en scène millimétrée avec jeux de lumières et effets vidéo. Le ton est donné dès les premières notes. La musique d’Alexandre Longo se transforme en art visuel et graphique. Je savais qu’à l’écoute de son disque la musique du messin était une palette de couleurs. En concert, cette palette de couleurs compose un véritable tableau. Chaque morceau de son album est ainsi accompagné d’une vidéo diffusée dans le dos du chanteur, à laquelle s’ajoutent les jeux de lumières. La richesse de ses mélodies est parfaitement mise en valeur. Musicalement, Alexandre jongle entre ses différents claviers de la même manière qu’il jongle avec les styles, tantôt classique, tantôt jazz, son touché de piano force l’admiration. Tout le monde est embarqué dans son univers qui mêle poésie et magie. Le set comprenait à la fois son album sorti cette année mais également des inédits provenant des ses premiers albums autoproduits. Cascadeur s’en ira sur le titre "Bye Bye", quoi de mieux finalement après avoir échangé avec son public à plusieurs reprises de manière décontractée.    
  

PS : Comme je n'ai pas pu prendre de photos lors de cette soirée, j'ai laissé cours à mon imagination pour retranscrire une ambiance...difficile mais c'est pour donner une idée. :-)

lundi 3 octobre 2011

Concert : St Augustine et Botibol au Krakatoa à Mérignac

La chaleur aurait pu me dissuader de me rendre dans une salle de concert ce vendredi 30 septembre mais les fortes températures de l’été indien n’auront pas eu raison de moi. L’affiche était bien trop belle pour la manquer : le concert de fin de résidence de Botibol précédé de St Augustine.

En entrant dans la salle je n’ai pas regretté mon choix d’assister à l’événement. Premiers pas effectués et c’est une brise fraîche que je reçois en plein visage. Rien d’étonnant, c’est St Augustine qui monte sur scène et avec lui un courant d’air venu d’Auvergne. St Augustine fait partie du label Kütu Folk. Je vous laisse donc imaginer ma joie de pouvoir assister à une de ses prestations live. Et je n’ai pas été déçu du voyage. Embarquement pour un univers très personnel qui alterne entre éclat de joie et introspection religieuse. Ses compositions sont sensibles comme son timbre de voix. J’ai effectué une belle balade folk en pleine nature même si j’aurais aimé qu’elle dure « Encore » comme cette chanson que je n’ai pas eu la chance d’entendre dans ce set. A noter que pour l’occasion, François-Régis était accompagné à la guitare par une autre figure du label, Zak Laughed.


Juste le temps d’un petit casse croûte et c’est Botibol qui succède au clermontois. Après plusieurs semaines passées à travailler sur de nouvelles compositions, le jeune homme clôt sa résidence en terre bordelaise. Une récompense donc de pouvoir se présenter devant un public acquis mais toujours aussi exigent lorsqu’il est question d’entendre ses chansons. Et de ce coté là nous n’avons pas été déçu puisqu’il nous a livré son album avec beaucoup d’énergie tout comme son batteur qui a effectué un véritable passage à tabac de fûts. Le chant de Botibol est puissant, contrôlé et impose le respect, mon respect. J’avais été conquis après l’avoir vu dans un set acoustique, je suis charmé de l’avoir entendu avec de l’électricité. Ses mélodies folk portées par sa voix d’ange sont définitivement entêtante et enivrante. Je me réjouit à l’avance de le revoir dans quelques jours en première partie de Cascadeur.


Et parce qu'il y avait un après concert, j'ai pu discuter avec Zak Laughed et François-Régis de St Augustine, l'occasion de découvrir des artistes sincères et charmants. Un très bon moment d'échange. Merci à eux !

Merci à Mickaël pour les photos.

lundi 22 novembre 2010

Concert : Yoyoyo Acapulco au Krakatoa à Mérignac

Il n'y aura eu qu'une accalmie dans ce nouveau week-end pluvieux et j'ai su en profiter. Pour être précis elle a eu lieu au Krakatoa entre 19h et 20h30. Un phénomène météo court mais bienvenu pour un mois de novembre humide, un soleil venu de Norvège. Figurez-vous qu'il n'y a pas que de la neige en provenance de ce pays, il y a aussi Yoyoyo Acapulco, "le" soleil de Norvège.

Si je vous dis ça c'est parce que la musique de ce quatuor en regorge. C'est débordant de chaleur et de joie. Et pour cela rien de plus simple : un ukulélé joué à toutes les sauces, des mélodies simples et accrocheuses, des claviers sautillants, un plaisir de jouer et même du kazoo. J'étais curieux de voir ce groupe sur scène car leur premier album m'a enthousiasmé par sa simplicité et son grain de folie. Je n'ai pas été déçu par leur prestation. C'est authentique, un ovni au sein du style folk qui préfère chanter des paroles légères que des états d'âme sombres et tristes. C'est typiquement le style de musique qui fait retourner les adultes en enfance. C'est peut-être pour cela que le groupe utilise sur scène une machine à bulles pour que les grands retrouvent leur âme d'enfant et courent après celles-ci. Alors je l'admet je ne l'ai pas fait mais intérieurement j'en mourrais d'envie.

Ce concert fut aussi l'occasion de tester une nouvelle formule de soirée : l'apéro concert. Un événement très convivial, l'occasion de partager un verre et quelques mises en bouches. Une autre façon d'aller au concert en début de soirée. Il faut l'admettre, il n'y avait pas foule mais espérons que ce type de rendez-vous rencontre plus de succès à l'avenir. Souhaitons aussi à Yoyoyo Acapulco de connaître un meilleur retour de la part du public. En effet qui n'a pas rêvé d'avoir du soleil toute l'année ?


Et si vous voulez en savoir plus sur Yoyoyo Acapulco, vous pouvez toujours aller lire ma chronique de leur premier album sur Indiepoprock.net en cliquant sur ce lien.